-
Le climat a joué avec les nerfs des vignerons. Mais grâce à l'été indien, les plus patients ont été récompensés, il y aura de belles cuvées sur les 2008.
Enfin une bonne nouvelle, en ce mois d'octobre plutôt sombre. Nos vignerons ont retrouvé le sourire. La vendange 2008, assez tardive, s'est achevée sous le soleil, les quatre dernières semaines très favorables ont donc permis de sauver l'essentiel. Le millésime offrira d'excellentes surprises.
C'est une tendance partagée par toutes les appellations du département. Dans les rouges de bourgueil ou chinon comme sur les blancs montlouisien et vouvrillon, on a fini par récolter des raisins bien mûrs, l'acidité s'est estompée en octobre. Sur les domaines qui auront su attendre, la matière première engrangée autorise donc de gros espoirs.
-
À Chypre, où les barrages sont vides et les coupures d’eau quotidiennes, un autre liquide pourrait bien se faire rare : assoiffé par la sécheresse chronique, le vin de l’île, qui compte parmi les plus anciens au monde, est menacé. « La production était déjà faible l’an dernier. Ce sera pire cette année », prévient Lenin Yossif, directeur de la « Loel », l’un des quatre grands groupes viticoles à Chypre où, selon de récentes fouilles, on produit du vin depuis 6 000 ans, un record en Méditerranée. Sous cette latitude, « la combinaison entre la hausse constante des températures et la baisse des précipitations, c’est très mauvais. De fait, la croissance de la vigne et des grappes est limitée », poursuit-il, interrogé par l’AFP.
-
Le nouveau siège de cette vénérable maison de champagne enveloppe des espaces de travail sereins sous un emballage précieux qui filtre la nature environnante.
Anne-Charlotte Amory, présidente des Champagnes Piper et Charles Heidsieck (groupe Rémy Cointreau) décrit sa maison comme l'une des plus contemporaines et audacieuses du vignoble champenois, par tradition historique. De la reine Marie-Antoinette à la « high society » new-yorkaise du XIXe siècle, l'inscription de son nom dans le temps lui commande de toujours innover. Notre époque lui aura dicté de rajeunir son image et de regrouper ses forces dans un nouveau siège qui reflète la technicité d'un métier tout de précision et d'attention, au service de l'excellence. « Et puisque le champagne est un vin d'assemblage, nous avons choisi d'assembler deux talents reconnus pour leurs compétences d'architecte et de designer », déclare la présidente, encadrée de Jacques Ferrier et de Ferruccio Laviani, les deux artisans de cette implantation. Alliés pour la circonstance, chacun a joué sa partition dans le respect de l'autre, « avec l'audace pour fil conducteur ». Après cent quarante ans passés boulevard Henry-Vasnier, au centre de Reims, la vénérable maison rejoint le vignoble, sur le site même où sont élaborés les vins des deux marques, Piper et Charles Heidsieck. A son ancienne adresse sur la colline Saint-Nicaise, elle conserve ses crayères gallo-romaines où reposent, à 25 mètres sous terre, les précieux flacons : 47 cavités réparties sur 3 hectares et reliées entre elles par des galeries creusées au milieu du XIXe siècle. En surface, Ferruccio Laviani a procédé à l'aménagement intérieur du pavillon des années 1920 en salon de réception ouvert sur les bois, lumineux et intime à la fois, dans une ambiance crémeuse rehaussée de noir et or sur fond de feuillages.
-
Si vous habitez dans une commune viticole, il se pourrait qu'elle n'existe plus jeudi. L'espace de quelques heures. Non pas qu'un tsunami soit prévu par la météo, mais les vignerons français vont sortir les bâches des garages pour cacher les panneaux indicateurs à l'entrée des villages et dissimuler ainsi ces noms « honteux », qui sont aussi ceux d'appellations viticoles. Pauillac, Margaux, Bordeaux mais aussi Cognac, Bergerac, Madiran ou Jurançon n'existeront plus. Comme des communes - et des vins - rayées de la carte.